Avant de confier votre propriété à un courtier immobilier à Saint-Jérôme, un seul document compte vraiment, et c’est le contrat de courtage. C’est aussi celui que les vendeurs lisent le moins attentivement, souvent parce que la rencontre porte surtout sur le prix d’inscription.
Or ce contrat détermine la durée de votre engagement, le montant que vous devrez payer, les circonstances où la rétribution devient exigible même sans vente, et les documents que vous devrez fournir. Bien choisir suppose donc de comprendre ce que vous signez, pas seulement à qui vous le signez.
Voici sept questions précises à poser en rencontre, avec l’endroit exact où se trouve la réponse dans les formulaires. Si un point demeure flou, la signature peut attendre.
Vérifier le permis du courtier immobilier à Saint-Jérôme
Votre permis est-il en vigueur et de quelle catégorie relève-t-il?
Au Québec, le courtage immobilier est une activité encadrée par la Loi sur le courtage immobilier. Tout courtier doit détenir un permis valide délivré par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec, et ce permis peut être suspendu ou révoqué.
Le registre des titulaires de permis de l’OACIQ est public. Vous y trouverez le statut du permis, sa catégorie et l’historique disciplinaire s’il y a lieu. La vérification prend deux minutes et se fait avant la rencontre, pas après.
Demandez aussi si le courtier agit pour une agence ou à son compte. Cette distinction détermine à qui la rétribution sera versée et qui assume la responsabilité contractuelle.
Savoir qui le courtier représente réellement dans la transaction
Est-ce que vous me représentez ou est-ce que je serai simplement traité équitablement?
Depuis le 10 juin 2022, la double représentation est interdite dans le résidentiel. Un courtier ne peut plus représenter à la fois le vendeur et l’acheteur pour une même propriété, sauf dans quelques exceptions prévues au règlement.
La conséquence est directe. Un acheteur qui visite une propriété inscrite par un courtier sans avoir lui-même de contrat de courtage n’est pas représenté. Il a droit à un traitement équitable, ce qui n’est pas la même chose que la défense de ses intérêts.
Retenez également qu’aucun contrat verbal avec un courtier immobilier à Saint-Jérôme n’a de valeur au Québec. La représentation existe par écrit ou n’existe pas.
Comprendre la durée du contrat et les conditions de résiliation
Quelle est la durée exacte et comment puis-je y mettre fin?
Le contrat de courtage est un contrat de prestation de services au sens du Code civil du Québec. Cette qualification a un effet concret et méconnu : le client peut y mettre fin sans avoir à justifier sa décision.
Le courtier, lui, doit invoquer un motif sérieux pour résilier unilatéralement, et sa résiliation ne doit pas causer préjudice au client. Le rapport n’est donc pas symétrique, à votre avantage.
Attention toutefois, résilier ne fait pas disparaître toutes les obligations financières. La clause portant sur la rétribution continue de produire des effets, comme l’explique la section suivante.
Établir la rétribution et le moment où elle devient payable
Comment votre rétribution est-elle calculée et quand devient-elle exigible?
L’OACIQ n’intervient pas dans la rétribution des courtiers. Il n’existe aucun taux fixe ni tarif imposé : la forme et le montant se négocient entre vous et le courtier. La rétribution peut prendre la forme d’un pourcentage du prix de vente accepté, d’une somme forfaitaire ou d’un autre mode, comme un taux horaire, prévu au formulaire Annexe DR, Déboursés et rétribution. Les taxes s’ajoutent dans tous les cas.
Le moment où elle devient payable surprend souvent davantage. Selon l’OACIQ, la rétribution du vendeur devient exigible dans quatre situations prévues au contrat de courtage exclusif :
- une entente de vente est conclue pendant la durée du contrat, par l’intermédiaire du courtier ou non, et toutes ses conditions sont remplies sauf la signature de l’acte et le paiement du prix;
- une promesse d’achat conforme aux conditions de vente inscrites au contrat est présentée au vendeur pendant la durée du contrat et celui-ci la refuse;
- une vente survient dans les 180 jours suivant la fin ou la résiliation du contrat avec une personne qui s’est intéressée à l’immeuble pendant sa durée;
- le vendeur empêche volontairement l’exécution du contrat.
La deuxième situation mérite qu’on s’y arrête. Si une promesse respecte intégralement le prix et les conditions que vous avez vous-même inscrits au contrat et que vous la refusez malgré tout, la rétribution demeure due.
Avant d’arrêter ces conditions, une évaluation de votre propriété permet d’inscrire un prix que vous êtes réellement prêt à accepter.

Anticiper la clause de 180 jours qui survit à la fin du contrat
Que se passe-t-il si je vends à un visiteur quelques mois après l’échéance?
Cette clause est celle qui provoque le plus de malentendus. Le délai de 180 jours se calcule à partir de la date de fin inscrite au contrat, ou de la date de résiliation si vous avez exercé votre droit d’y mettre fin.
Une exception existe. Si, pendant cette période, vous concluez de bonne foi un nouveau contrat stipulé exclusif avec une autre agence ou un autre courtier, l’ancien courtier ne peut réclamer sa rétribution.
La notion de personne qui s’est intéressée à l’immeuble reste large et les tribunaux la tranchent au cas par cas. L’OACIQ relève toutefois que les situations les plus claires sont celles où une personne a visité l’immeuble ou déposé une promesse d’achat pendant la durée du contrat. Demandez donc, à l’échéance, la liste des personnes ayant visité votre propriété.
Préparer les documents que le contrat vous obligera à fournir
Quels documents devrai-je remplir ou obtenir avant la mise en marché?
Le formulaire Déclarations du vendeur sur l’immeuble est une annexe obligatoire au contrat de courtage pour la vente d’un immeuble principalement résidentiel de moins de cinq logements par une personne physique. Un refus de le remplir empêche le courtier de réaliser le contrat de courtage signé avec vous.
S’ajoutent selon le cas le certificat de localisation, les factures de travaux, les rapports d’inspection antérieurs et, pour une copropriété divise, l’attestation portant sur l’état de la copropriété devenue obligatoire en août 2025.
Rassembler ces pièces avant la signature évite des retards au moment où un acheteur sérieux se présente. Notre article sur les erreurs à éviter en vendant une maison revient sur les omissions les plus coûteuses à cette étape.
Connaître les protections qui s’appliquent en cas de problème
Quels recours ai-je si la transaction tourne mal?
Faire affaire avec un courtier immobilier à Saint-Jérôme titulaire d’un permis vous donne accès à des mécanismes que la vente sans intermédiaire n’offre pas. L’OACIQ décrit ces protections et la façon d’y recourir.
Deux fonds distincts couvrent deux réalités différentes. Le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du courtage immobilier du Québec indemnise les pertes découlant d’une faute, d’une erreur ou d’une omission involontaire. Le Fonds d’indemnisation du courtage immobilier vise plutôt la fraude, les manœuvres dolosives et le détournement de fonds.
S’ajoutent le service d’assistance de l’OACIQ, le bureau du syndic et le comité de discipline. Un manquement déontologique n’entraîne toutefois pas automatiquement une indemnisation.
| Question à poser | Où se trouve la réponse |
|---|---|
| Le permis est-il valide? | Registre des titulaires de permis de l’OACIQ |
| Qui représentez-vous? | Clause de représentation du contrat de courtage |
| Quelle est la durée? | Clause sur la durée et la résiliation |
| Comment est calculée la rétribution? | Clause de rétribution et annexe applicable |
| Que prévoit le délai après l’échéance? | Paragraphe sur les 180 jours |
| Quels documents fournir? | Déclarations du vendeur sur l’immeuble et annexes |
| Quels recours en cas de problème? | FARCIQ, fonds d’indemnisation et assistance OACIQ |
Signer avec un courtier immobilier à Saint-Jérôme en connaissance de cause
Un bon contrat de courtage n’est pas celui qui contient le moins de clauses, mais celui dont vous comprenez chaque engagement avant d’y apposer votre signature. Les sept questions ci-dessus portent sur des éléments écrits et vérifiables, pas sur des impressions.
Un courtier compétent accueillera ces questions comme une marque de sérieux. Une réticence à expliquer une clause est en soi une réponse. Pour approfondir les critères de sélection au-delà du contrat lui-même, consultez notre guide sur comment choisir son courtier immobilier à Saint-Jérôme.
Si vous préparez une mise en vente dans les prochains mois, discutez de votre projet et faites réviser chaque clause avant de vous engager.

Foire aux questions
Combien coûte un courtier immobilier à Saint-Jérôme?
Aucun tarif n’est imposé au Québec, et l’OACIQ n’intervient jamais dans la rétribution d’un courtier immobilier à Saint-Jérôme. Le montant et la forme se négocient directement avec lui, que ce soit un pourcentage du prix de vente accepté, une somme forfaitaire ou un autre mode de calcul convenu entre les parties. Les taxes applicables s’ajoutent toujours à la rétribution inscrite au contrat de courtage exclusif.
Peut-on annuler un contrat de courtage déjà signé?
Oui. Le contrat de courtage étant un contrat de prestation de services au sens du Code civil, le client peut y mettre fin sans avoir à invoquer de motif. Le courtier, lui, doit avoir un motif sérieux et ne peut causer préjudice à son client. Attention toutefois, la clause de rétribution survit à la résiliation, notamment le délai de 180 jours prévu au contrat exclusif.
Un acheteur doit-il signer un contrat avec son courtier?
Pour être réellement représenté, oui. Depuis le 10 juin 2022, la double représentation est interdite dans le secteur résidentiel, et aucun contrat de courtage verbal n’a de valeur au Québec. Sans contrat de courtage achat signé, un acheteur ne reçoit qu’un traitement équitable de la part du courtier inscripteur, ce qui n’équivaut pas à la défense de ses intérêts propres.


